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Master of the Crossroads - Madison Smartt Bell [419]

By Root 1172 0
bon républicain: ainsi vous devez être uni avec les généraux Rigaud et Beauvais qui sont de bons républicains, puisque notre patrie les a récompensés de leurs services. Quand même vous avez quelques petites tracasseries ensemble, vous ne devez pas vous battre contre eux, parce que la République, qui est notre mère à tous, ne veut pas que nous nous battions contre nos frères. D’ailleurs, c’est toujours le pauvre peuple que en souffre le plus. Quand nous, chefs, nous avons des disputes entre nous, nous ne devons pas faire battre les soldats qui nous sont confiés les uns contre les autres, mais nous devons nous adresser à nos supérieurs qui sont faits pour nous rendre justice et pour nous mettre d’accord. Rappelez-vous, mon cher ami, que la République française est une et indivisible, que c’est ce qui fait sa force et qu’elle a vaincu tous ses ennemis. . . .

Croyez-moi, mon cher ami, oubliez toute animosité particulière; réconciliez vous avec nos frères Rigaud et Beauvais; ce sont de braves défenseurs de la liberté générale, qui aiment trop leur patrie pour ne pas désirer de tout leur coeur d’être vos amis, ainsi que tout le peuple que vous commandez.

Malgré que je n’ai pas l’avantage de connaître le commandant Pompée, je vous prie de lui présenter mes civilités.

Je vous embrasse et vous salue en la patrie, vous et tous nos bons frères.

Toussaint-Louverture13

FROM CHAPTER 19

Paris, 22 fructidor an X (9 septembre 1802)

Vous voudrez bien vous rendre au château de Joux.

Vous y ferez une enquête pour savoir comment Dandigné et Suzannet se sont échappés. Vous verrez Toussaint, qui m’a fait écrire par le ministre de la Guerre qu’il avait des choses importantes à me communiquer. En causant avec lui, vous lui ferez connaître l’énormité du crime dont il s’est rendu coupable en portant les armes contre la République; que nous l’avions considéré comme rebelle dès l’instant qu’il avait publié sa constitution; que d’ailleurs le traité avec la régence de la Jamaîque et l’Angleterre nous avait été communiqué par la cour de Londres; vous tâcherez de recueiller tout ce qu’il pourra vous dire sur ces differents objets, ainsi que sur l’existence de ses trésors et les nouvelles politiques qu’il pourraint avoir à vous dire.

Vous ne manquerez pas de lui faire connaître que, désormais, lui ne peut rien espérer que par le mérite qu’il acquerrait en révélant au Gouvernement des chose importantes, et qu’il a intérêt à connaître.

Vous recommanderez qu’on ne se relâche en rien de la garde sévère qu’on doit faire pour empêcher qu’un homme comme lui se sauve.

Bonaparte14

FROM CHAPTER 19

On m’a envoyé en France nu comme un ver; on a saisi mes proprietés et mes papiers; on a répandu les calomnies les plus atroces sur mon compte. N’est-ce pas couper les jambes à quelqu’un et lui ordonner à marcher? N’est-ce pas lui couper la langue et lui dire de parler? N’est-ce pas enterrer un homme tout vivant?15

FROM CHAPTER 24

6 Messidor, an 4e

Par une de mes dernières lettres, cher général, je vous ai prévenu que vos enfans pourraient partir pour France sur le vaisseau de soixante-et-quatorze, le Watigny; comme nous devons le faire partir très prochainement, je vous prie de me les envoyer de suite; ils seront logés chez moi, j’aurai pour eux tous les soins de l’amitié jusqu’à leur départ. Vous pouvez compter sur toutes mes sollicitudes, sur celles du général Laveaux pour qu’en France on les elève de manière à répondre à vos vues. Soyez sûr que le ministre de la Marine, mon ami particulier, leur prodiguera tous les secours de la République. . . .

Sonthonax16

FROM CHAPTER 24

Quartier Général des Cahos, le 30 thermidor, l’an 4 de la République française, une et indivisible (17 avril 1796)

Toussaint-Louverture, Général de Division et Commandant en Chef du Département de L’Ouest, à Etienne Laveaux, Général en Chef de Saint-Domingue.

Mon Général, Mon Père, Mon Bon Ami,

Comme je prévois avec chagrin qu’il vous arrivera dans ce malheureux pays, pour lequel et pour ceux qui l’habitent vous avez sacrifié votre vie, votre femme, vos enfants, des désagréments,

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