Stone That the Builder Refused - Madison Smartt Bell [467]
APRIL 7 : Toussaint Louverture dies a prisoner in Fort de Joux.
MAY 12 : New declaration of war between England and France.
JUNE: By month’s end, Saint Domingue is completely blockaded by the English. With English aid, Dessalines smashes into the coast towns.
OCTOBER: Early in the month, Les Cayes falls to the blacks. At month’s end, so does Port-au-Prince.
NOVEMBER 10: Rochambeau flees Le Cap and surrenders to the English fleet.
NOVEMBER 28 : The French are forced to evacuate their last garrison at Le Môle. Dessalines promises protection to all whites who choose to remain, following Toussaint’s earlier policy. During the first year of his rule he will continue encouraging white planters to return and manage their property, and many who trusted Toussaint will do so.
DECEMBER 31: Declaration of Haitian independence.
1804
OCTOBER: Dessalines, having overcome all rivals, crowns himself emperor. A term of his constitution defines all citizens of Haiti as nèg (blacks) and all noncitizens of Haiti as blanc (whites)—regardless of skin color in both cases.
1805
JANUARY: Dessalines begins the massacre of all the whites (according to the redefinition in the Constitution of 1804) remaining in Haiti.
ORIGINAL LETTERS AND DOCUMENTS
Quotations which appear italicized in the main text derive from the historical record, and are reproduced here in their original versions.
FROM FRANCE, FORT DE JOUX, OCTOBER 1802
Puisque vous persistez à penser que le grand nombre des troupes qui se trouve à Plaisance effraye les cultivateurs de cette paroisse, je charge le général Brunet de se concerter avec vous pour le placement d’une partie de ces troupes. . . .9
Voici le moment, citoyen général, de faire connaître d’une manière incontestable au général en chef que ceux qui peuvent le tromper sur votre bonne foi, sont des malheurexcalomniateurs, et que vos sentiments ne tendent qu’à ramener l’ordre et la tranquillitédans le quartier que vous habitez. Il faut me seconder. Nous avons, mon cher général, des arrangements à prendre ensemble qu’il est impossible de traiter en lettres, mais qu’une conférence d’une heure terminera. Si je n’étais pas excédé du travail et de tracas minutieux, j’aurais été aujourd’hui le porteur de ma réponse, mais ne pouvant ces jours-ci sortir, venez vous-même, et si vous êtes rétabli de votre indisposition, que ce soit demain. Quand il s’agit de faire le bien on ne doit jamais retarder. Vous ne trouverezpas dans mon habitation champêtre tous les agréments que je désirais y réunir pour vous recevoir, mais vous y trouverez la franchise d’un galant homme qui ne fait d’autres voeux que pour la prospérité de la colonie et votre bonheur personnel. . . .10
The letters from Toussaint Louverture quoted on pages 6 and 7 appear in Général Alfred Nemours, Toussaint Louverture Fond à Saint-Domingue La Liberté et l’Égalité (Port-au-Prince: Editions Fardin, 1945), pp. 91–2.
FROM CHAPTER 2
Votre père est un grand homme, il a rendu des services éminents à la France. Vous lui direz que moi, premier magistrat, je lui promets protection, gloire et honneur. Ne croyez pas que la France ait l’intention de porter la guerre à Saint-Domingue: l’armée qu’elle y envoie est destinée, non à combattre les troupes du pays mais à augmenter leurs forces. Voici le général Leclerc, mon beau-frère, que j’ai nommé capitaine-général,et qui commandera cette armée. Des ordres sont donnés afin que vous soyez quinze jours d’avance à Saint-Domingue, pour annoncer à votre père la venue de l’expédition.11
FROM CHAPTER 6
J’apprends avec indignation, citoyen général, que vous refusez de recevoir l’escadre et l’armée française que je commande, sous le prétexte que vous n’avez pas d’ordre du général Toussaint. La France a fait la paix avec l’Angleterre, et le gouvernement envoie à St-Domingue des forces capables de soumettre les rebelles, si toutefois on devait en trouver à St-Domingue. Quant à vous, citoyen général, je vous avoue qu’il m’en coûterait de vous compter parmi les rebelles. Je vous préviens que si