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Stone That the Builder Refused - Madison Smartt Bell [468]

By Root 2338 0
aujourd’hui vous ne m’avez pas fait remettre les forts Picolet et Bélair et toutes les autres batteries de la côte, demain à pointe de jour, quinze mille hommes seront débarqués. Quatre mille débarquent en ce moment au Fort-Liberté; huit mille au Port-Républicain; vous trouverezci-jointe ma proclamation; elle exprime les intentions du gouvernement français; mais rappelez-vous que quelque estime particulière que votre conduite dans la colonie m’ait inspiré, je vous rends responsable de tout ce qui arrivera.

Le général en chef de l’armée de St-Domingue, et capitaine-général de la colonie.

Signé: LECLERC12

FROM CHAPTER 6

Le premier consul aux habitants de Saint-Domingue

Quelles que soient votre origine et votre couleur, vous êtes tous libres et égaux devant Dieu et devant les hommes.

La France a été, comme Saint-Domingue, en proie des factions et déchirée par la guerre civile et par la guerre étrangère; mais tout a changé: tous les peuples ont embrassé les Français, et leur ont juré la paix et l’amitié; tous les Français se sont embrassés aussi, et ont juré d’être tous des amis et des frères; venez aussi embrasser les Français, et vous réjouir de revoir vos amis et vos frères d’Europe.

Le gouvernement vous envoie le capitaine général Leclerc, il amène avec lui de grandes forces pour vous protéger contre vos ennemis et les ennemies de la République. Si l’on vous dit: Ces forces sont destinées à vous ravir la liberté, répondez, La République ne souffrira qu’elle nous soit enlevée.

Ralliez-vous autour du capitaine général; il vous apporte l’abondance et la paix; ralliez-vous autour de lui. Qui osera se séparer du capitaine général sera un traître à la patrie, et la colère de la République le dévorera comme le feu dévore vos cannes desséchées.

Donné à Paris, au palais du gouvernement, le 17 brumaire an 10 de la République française.

Le premier consul,

Signé Bonaparte13

FROM CHAPTER 6

Au quartier général du Cap, le 13 Pluviôse an 10.

Henri Christophe, général de brigade commandant l’arrondissement du Cap au général en chef LECLERC.

Votre aide-de-camp, général, m’a remis votre lettre de ce jour. J’ai eu l’honneur de vous faire savoir que je ne pouvais pas vous livrer les forts et la place confiés à mon commandement qu’au préalablement j’ai reçu les ordres du gouverneur Toussaint Louverture, mon chef immédiat, de qui je tiens les pouvoirs dont je suis revêtu. Je veux bien croire que j’ai affaire à des Français, et que vous êtes le chef de l’armée appelée expéditionnaire, mais j’attends les ordres du gouverneur, à qui j’ai dépêché un de mes aides-de-camp, pour lui annoncer votre arrivée et celle de l’armée française; et jusqu’à ce que sa réponse me soit parvenue, je ne puis vous permettre de débarquer. Si vous avez la force dont vous me menacez, je vous prêterai toute la résistance qui caractériseun général; et si le sort des armes vous est favorable, vous n’entrerez dans la ville du Cap que lorsqu’elle sera réduite en cendres, et même dans cet endroit, je vous combattrai encore.14

FROM CHAPTER 8

N’oubliez pas qu’en attendant la saison des pluies, qui doit nous débarrasser de nos ennemis, nous n’avons pour ressource que la destruction et le feu. Songez qu’il ne faut pas que la terre baignée de nos sueurs puisse fournir à nos ennemis le moindre aliment.Carabinez les chemins, faites jeter des cadavres et des chevaux dans tous les sources; faites tout anéantir et tout brûler, pour que ceux qui viennent nous remettre en esclavage rencontrent toujours devant eux l’image de l’enfer qu’ils méritent.15

FROM FRANCE, PORT DE JOUX OCTOBER 1802

Voici mon opinion sur ce pays. Il faut détruire tous les nègres des montagnes, hommes et femmes, ne garder que les enfants au-dessous de 12 ans, détruire moitié de ceux de la plaine et ne pas laisser dans la colonie un seul homme de couleur qui ait porté l’épaulette. Sans cela jamais la colonie ne sera tranquille et au commencement de chaque année, surtout après les saisons meurtrières comme celle-ci, vous aurez une guerre civile qui compromettra la possession du pays.16

FROM CHAPTER

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