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Stone That the Builder Refused - Madison Smartt Bell [472]

By Root 2151 0
de les considérer comme prisonniers. Je désire que vous agissiez de même à l’égard de mon neveu et aide-de-camp, le chef de bataillon Chancy, qui est au Port-au-Prince.26

FROM CHAPTER 32

Vous me proposez, citoyen général, de vous fournir les moyens de vous assurer du général Toussaint: ce serait de ma part une perfidie, une trahison, et cette proposition, dégradante pour moi, est à mes yeux une marque de l’invincible répugnance que vous éprouvez à me croire [in]susceptible des moindres sentiments de délicatesse et d’honneur. Il est mon chef et mon ami. L’amitié, citoyen général, est-elle compatible avec une aussi monstrueuse lâcheté?27

FROM CHAPTER 34

Au Quartier Général de la Crête à Pierrot, le 4 Germinal (25 mars 1802) Le Général en Chef au Premier Consul

Citoyen Consul,

J’ai l’honneur de vous envoyer mon frère qui vous rendra un compte exact de ma situation à Saint Domingue. J’ai fait une des campagnes les plus pénibles qu’il soit possible à faire et c’est à la rapidité de mon mouvement que je dois la position dans laquelle je me trouve.

Je suis un peu indisposé par la fatigue. Quand j’aurai rétabli l’ordre ici, je vous demanderai à rentrer en France, car ma santé est bien altérée.

Agréez l’assurance de mon repectueux attachement, Citoyen Consul.

LECLERC28

FROM CHAPTER 34

Au Quartier Général au Port-au-Prince, le 11 Germinal (1er Avril 1802)

Le Général en Chef au Ministre de la Marine et des Colonies.

Citoyen Ministre,

Immédiatement après la prise de la Crête à Pierrot, j’ai fait un détachement sur le Mirebalais,que j’occupais faiblement. J’ai coupé la retraite à l’ennemi sur les Grands Bois. Le détachement de cent cinquante hommes que j’y avais a été culbuté par Dessalines. Ce poste s’était reployé sur Trianon, qu’il avait conservé. L’arrivée de quatre cents hommes de la 56e légère, que j’ai envoyés, en a débusqué Dessalines, qui nous a cédé le Mirebalais et s’est rejeté sur les Cahos. Je vais établir un fortin sur ce point qui est un des plus importants de la colonie.

J’ai fait remettre en état la Crête à Pierrot. Je la fais approvisionner pour cent cinquante hommes. Ce point me gardera la plaine de l’Artibonite et le débouché des Cahos.

Le général Hardy en s’en allant dans le nord aura nécessairement rencontré et battu le général Toussaint. Ce qui vous fera juger la position difficile dans laquelle se trouve ce général, c’est que lors du débarquement du général Boudet au Port Républicain, ce général avait envoyé un de ses aides de camp et un officier de marine porter une lettre au commandant de cette place pour l’engager à lui rendre la place.

Ces deux officiers ont été arrêtés comme prisonniers et depuis emmenés par les rebelles. Vingt fois ils ont étés menacés de la mort. Ils ont été témoins de tous les massacresqui ont été faits et, le huit, le général Toussaint les a fait venir. Après avoir beaucoupparlé avec le citoyen Sabès, aide-de-camp du général Boudet, en se plaignant de l’ingratitude du Goveurnement français à son égard et des mesures que j’avais prises, qui avait dévasté la colonie, le général Toussaint lui a dit que, si je voulais, on pouvait avant deux ans rétablir toute la colonie. Ensuite il l’a chargé de remettre une lettre au général Boudet et une autre adressée au général Bonaparte.

Dans la lettre au général Boudet, il se plaint amèrement de la conduite que j’ai tenue à son égard. Dans celle au Premier Consul, il m’accuse d’être l’auteur de tous les maux de la colonie et proteste de son obéissance à la République, si on veut lui envoyer un autre homme que moi. Cette démarche de sa part me donne le secret de sa faiblesse. J’ai ordonné au général Boudet de lui renvoyer un de ces neveux, qui est son aide de camp, que avait été pris portant ses dépêches. Je lui ai ordonné de lui écrire une lettre assez vague, qui le mît à même de faire des ouvertures, s’il avait envie de se rendre;quoiqu’il n’aie sous ses ordres en tout plus de deux mille deux cents soldats, non compris deux milliers de cultivateurs, il peut encore nous faire beaucoup de mal. En conséquence je suis disposé à faire

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